dimanche 14 octobre 2012

Artisanat Africain : sculpter le bois, un art !

Je reviens d'un séjour de quelques jours en Côte d'Ivoire où j'ai rencontré des fournisseurs de sculptures africaines : des artisans habiles et créatifs. Ces artisans protègent jalousement leur savoir-faire. Ils refusent souvent de se laisser prendre en photos au cours de leurs travaux. Mais j'ai eu ce privilège et c'est avec plaisir que je partage avec vous , chers lecteurs, quelques images inédites. Les oeuvres sont sculptées à la main à partir de bois brut et avec un matériel simple : couteaux , ciseaux ...
Aksanti, à travers la vente de leurs produits, essaie de faire la promotion du savoir-faire de ces artisans africain et de la culture africaine. L'artisanat africain reste encore dans l'économie informelle pour la majorité des acteurs mais fait vivre un nombre considérable de familles africaines. Les revenus sont souvent modestes. Ils ont donc besoin d'être plus connus et mieux valorisés.
On retrouve aussi ce savoir-faire et cette richesse culturelle dans les musées comme Dapper ou Le Quai Branly.

Photo 1:Le bois brut
 Photo 2: L'artisan en action
Photo 3: L'objet commence à prendre sa forme finale
Photo 4: Le résultat final : un chef d’œuvre

mercredi 19 septembre 2012

Brocante de St Nom la Breteche: une experience intéressante.

Aksanti a participé à la brocante de St Nom la Bretèche du 16 Septembre 2012. La météo était estivale ; l'affluence était importante : entre 11000 et 14000 visiteurs. Nous sommes allés à la rencontre de nos clients avec qui nous avons échangé sur leurs attentes, sur l'artisanat africain. Certains découvraient les produits africains , d'autres étaient des initiés. Nos produits ont été qualifiés de beaux et originaux par nos visiteurs. Ils nous ont encouragé à élargir la gamme de produits avec un choix plus important. L'ambiance était chaleureuse, festive. Cette première expérience a été très enrichissante. Merci à toutes les personnes qui nous ont visité sur notre stand.

Rendez-vous à la prochaine brocante!

mardi 4 septembre 2012

Décoration Africaine : Aksanti sera présente à la Brocante de St Nom La Bretèche en Septembre 2012

Réservez votre  journée du Dimanche 16 Septembre 2012!  C'est la date de la grande Brocante de Saint-Nom-La-Brétèche . La décoration africaine sera exposée à cette occasion. En effet, Aksanti, votre boutique en ligne d'objets artisanaux africains, sera présente sur le terrain.  Ce sera l'occasion de venir découvrir , voir, toucher , acheter de nos belles oeuvres  en bois.

Nous serons ravis de vous accueillir sur mon stand, d'échanger avec vous l'histoire unique de chaque objets.
L'artisanat africain  à travers notre boutique, vous propose un univers décoratif exceptionnel, original et authentique.

Alors n'hésitez pas, nous vous attendons !

AdresseAvenue des Platanes  78860 Saint-Nom-la-Bretèche.

mardi 21 août 2012

Decoration africaine : Une exposition à voir ...

Une exposition sur le "Design en Afrique" aura lieu du 10 Octobre 2012 au 14 Juillet 2013 au musée Dapper. Amoureux de l'Art africain et de la décoration ethnique , je vous la recommande. En effet, "L’exposition Design en Afrique dévoile un univers voué principalement à des objets supportant le
corps. Leur conception est marquée par une créativité en prise directe avec les attitudes, les mouvements, mais aussi avec les symboles de la décoration. Formes et fonctions dialoguent pour le confort des uns et le prestige des autres. Au-delà du temps et des frontières géographiques, les objets se transforment. Un siège, un appuie-tête, dont la réalisation nécessite souvent plusieurs journées
de labeur afin de respecter les étapes successives de la taille du bois et l’inscription des motifs décoratifs, sont fréquemment remplacés par des pièces de mobilier contemporain. Certes, les créateurs d’origine africaine appliquent en toute liberté leurs réflexions, leurs techniques, et l’inspiration de quelques-uns d’entre eux s’approche – volontairement / involontairement – des formes ancrées dans le répertoire des arts traditionnels. L’environnement immédiat est plus qu’une source d’inspiration pour les designers. Ces derniers, utilisant largement la récupération, n’hésitent pas à travailler avec des artisans locaux, fondeurs et soudeurs. Non seulement ils bénéficient de leurs connaissances, mais ils contribuent aussi à mettre en lumière des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération. En recyclant matériaux et produits manufacturés, les artistes affirment un style, mais également un regard et une prise de conscience sur l’environnement urbain." Extrait du communiqué  d'Avril 2012 du Musée Dapper.
Rendez-vous donc au Musée Dapper pour profiter d'un agréable moment de culture et de design.

jeudi 9 août 2012

Le langage du tambour est immuable ....

Il y a texte tambouriné quand le langage du tambour est enregistré, transcrit, décodé et traduit. Ce document conçu par le conseil des Anciens et par les tambourinaires officiels, une fois diffusé à travers le pays, ne doit plus subir de modifications. En effet, en le modifiant de façon unilatérale, l'on porte atteinte au principe même du langage tambouriné. Pour prévenir cette pratique, le tambour abron rappelle cet adage que les tambourinaires connaissent bien : "Si un tambourinaire fait mal son travail, il a affaire" (Tambour abron).

Selon les informateurs, en période précoloniale, le tambourinaire qui, de son chef modifiait un texte devenu conventionnel au point de le rendre incompréhensible, soit par incompréhension, soit par incompétence ou volontairement, était fortement amendé et, selon le cas, il pouvait être puni publiquement de la peine de mort.

Quand il y a un lapsus, l'instrumentaliste le fait savoir par une formule consacrée. La peur de la peine capitale obligeait les tambourinaires a être sérieux et compétents. Les sanctions garantissaient l'authenticité de la documentation tambourinée qui, considérée comme sérieuse et sacrée, est respectée par l'ensemble de la population.

En Afrique noire, le tambour, en dehors de ses fonctions musicales, était et demeure le principal instrument de communication sur une grande échelle entre différentes localités d'une même ethnie.
Au cours des cérémonies traditionnelles, leur son rythme les pas de danses des porteurs de masques africains.

dimanche 29 juillet 2012

Le Masque, quelle signification?



Le masque se confond avec les ancêtres disparus, il est en même temps de leur monde et de notre monde. Il fait la liaison entre les deux mondes ; il est au dessus de nous tous. Chez les Wé et les Dan, groupes ethniques de l’ouest de la côte d’ivoire, le masque est un  revenant ; c’est aussi l’ancêtre réincarné ; il représente Dieu.

Ainsi lors des cérémonies, c’est aux masques que les Wé et les Dan rendent un culte. Ce culte donna naissance à une puissante institution sacrée qui fait encore aujourd’hui l’originalité de ces deux peuples.
Pour B. Holas, le masque est avant tout le code moral personnifié. Il est l’agent permanent chargé de sauvegarder les lois coutumières non écrites et veiller à leur stricte application, de même qu’à la régularité de leur transmission de génération en génération.

L'exposition « Masques Mémoires »  est à découvrir au musée Dapper du 09/12/2012 au 03/03/2013.

vendredi 20 juillet 2012

Un peu d’histoire : Origines du tambour


Le mot tambour n’existait pas dans la langue française  avant 1080 : c’est Roland qui, après le voyage de Charlemagne au Moyen-Orient, l’y aurait introduit. Le terme serait d’origine perse ou arabe et dériverait de tablir, tabour et d’al-tambour.

Selon les Seerer du Sénégal, un jour, Dieu-le-Créateur donna une fête à l’occasion de laquelle l’hyène, la vorace, mangea de bon cœur, but, s’endormit et manqua le retour. Au réveil, affolée, elle se mit à hurler de désespoir et à courir dans tous les sens. L’Être Suprême mit à la disposition de la malheureuse deux objets pour lui permettre de rejoindre la Terre : une corde et un petit tambour qu’elle devait battre en arrivant à destination ; ce qu’elle ne manqua pas de faire en touchant la terre au bout de la longue corde. Cet incident explique, dit-on, le fait que le tambour, en Afrique noire, demeure l’élément par excellence de la médiation avec le monde invisible des divinités, des génies et des ancêtres. De l’hyène, l’instrument passa au lièvre et à l’homme qui réussit à maîtriser ses vibrations mortelles.
Depuis cette date immémoriale, le tambour à membrane, populaire instrument de musique africain, demeure une institution à mille facettes. Chez les Akan, il est à la fois objet de l’artisanat africain (instrument de musique), être animé doté d’un principe de vie, objet de culte et de liturgie et symbole institutionnel avec ses postulats et principes.